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Afrique de l'Ouest continentale
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sol dégradé
Intensification écologique

Introduction de l'agriculture de conservation parmi les petits producteurs d'afrique de l'ouest et du centre

Projet SCAP - Smallholder Conservation Agriculture Promotion in western and central africa

 

Projet SCAP : L'agriculture de conservation en Afrique de l'Ouest et du Centre (AOC)


Agriculture de conservation
Agriculture de conservation
Agriculture de conservation :<br />EConomie de main d'oeuvre

Agriculture de conservation :
EConomie de main d'oeuvre

Contexte

Le taux moyen annuel d'accroissement de la population dans les pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AOC) est estimé à 3%. Le besoin de produire plus de nourriture avec les systèmes agricoles actuels conduit inéluctablement à une forte pression sur les ressources en terres.

La dégradation des terres a atteint des niveaux alarmants. Près de 50% des terres arables souffrent à des degrés divers de l'érosion des sols et de la baisse de fertilité (matière organique du sol, disponibilité de nutriments, activité biologique).

La dégradation des sols tropicaux est typiquement un insidieux problème environnemental dont les effets à long termes sont énormes: deux-tiers des terres cultivées d'Afrique pourraient effectivement devenir improductives vers 2025.

Ainsi, la région fait face à un double défi :

Même si la gestion des ressources naturelles (GRN) a été adaptée, jusqu'à un certain degré, aux contextes sociaux de l'AOC, cela a néanmoins souvent été conduit séparément des pratiques agricoles.

L'Agriculture de conservation (AC) tente de promouvoir une approche plus globale de la GRN, notamment par l'intégration des dimensions environnementale, technique, économique et sociale.

La conversion massive de l'agriculture conventionnelle vers l'AC peut être vue comme un mouvement mondial vers la restauration des ressources naturelles, intégrant les considérations biologiques dans le continuum sol / plante / atmosphère. Les pratiques ayant eu du succès dans les zones semi-arides ont principalement pris en considération les meilleures voies pour assurer le maximum d'eau de pluies aux cultures notamment à travers les techniques de water harvesting que ce soit au niveau ponctuel, soit à l'échelle d'un ensemble des parcelles.

Avec l'AC, le but est de mettre en application de nouveaux systèmes de cultures qui améliorent le fonctionnement des composantes physique, minérale et biologique du système agricole, englobant (entre-autres) les aspects de water harvesting. En exemple, couvrir le sol par une culture ou par le résidu d'une culture peut être aussi efficace que le Zai pour arrêter le ruissellement et stimuler l'infiltration de l'eau. Ces approches constituent une étape supplémentaire dans la quête de la durabilité.

Agriculture de conservation :<br />un bilan hydrique très favorable

Agriculture de conservation :
un bilan hydrique très favorable

Agriculture de conservation :<br />Restauration de la fertilité par le Zai

Agriculture de conservation :
Restauration de la fertilité par le Zai

Agriculture de conservation
Agriculture de conservation

La transition pourrait être spontanée, ou encouragée à travers des incitations, et nous ne savons pas encore si elle va se réaliser à l'horizon des 5 ou des 50 années à venir, mais le résultat final semble maintenant hautement prédictible.

Pour ce qui est des zones sahélienne et soudanaise de l'AOC, cette tendance lourde doit être prise en considération avec comme toile de fond, une situation dans laquelle les pratiques actuelles de conservation de l'eau et du sol fonctionnent bien mais avec un coût en travail très élevé. Ces pratiques sont pleinement compatibles avec les contraintes biophysiques et socio-économiques et ne demandent pas (plus) de recherche adaptative.

Ainsi, les techniques de l'AC qui coûtent peu en travail et en investissement peuvent potentiellement être adoptées si elles démontrent qu'elles sont plus profitables aux agriculteurs que les techniques de water harvesting et d'agro-foresterie qui existent déjà.

Cependant, l'application de l'AC nécessite une révision des systèmes de culture et de production, tout comme l'organisation sociale à l'échelle villageoise et les relations entre les agriculteurs sédentaires et les éleveurs transhumants, fondamentalement parce que le principe de la couverture permanente du sol n'autorise pas le libre pacage des animaux. Ceci pourrait être particulièrement problématique pour les éleveurs transhumants et les agriculteurs pauvres qui pourraient tirer avantage de la possibilité d'accès ou de la vente des résidus de culture . Ces communautés ont peu de possibilité pour modifier ou diversifier leur organisation de production. Une vision large et systémique est nécessaire pour accomplir correctement les transformations envisagées.

Une autre conséquence à considérer est que l'introduction de l'AC oblige à envisager des modifications profondes des règles communautaires : la gestion des résidus de culture de même que la gestion individuelle et collective des animaux doivent être strictement contrôlées. Pour cela, l'introduction de l'AC a généralement un fort effet sur l'établissement de nouvelles règles sociales dynamiques, y compris concernant le foncier.

Les leçons apprises d'autres régions montrent que les difficultés dans l'application de l'AC peuvent aussi être d'ordre technique et pour cela une certaine recherche adaptative et la formation peuvent s'avérer nécessaires. C'est le cas des techniques de semis (il n'est pas aisé de semer dans un sol couvert par des résidus organiques), du contrôle des adventices et des maladies etc.

L'AC offre aussi potentiellement une alternative à l'agriculture conventionnelle basée sur le capital et les inputs ; c'est une agriculture moins intensive en capital mais plus intensive en savoir. L'AC stimule des interactions complexes entre les compartiments biologique / physique / chimique des systèmes de cultures. L'introduction de l'AC représente une opportunité intéressante pour stimuler l'innovation locale, le savoir populaire et la créativité. Des arbres ligneux spécifiques, des espèces annuelles sauvages et domestiques etc. peuvent être utilisées dans les systèmes de cultures à base d'AC pour leurs propriétés spécifiques : plante de service comme herbicide, allélopathique, pour l'ombrager, le sous-solage etc.

Actuellement, quelques systèmes de cultures à base d'AC sont pratiqués dans de larges zones en Afrique couvrant une large gamme agro-écologique, dans la gamme des 600 mm de pluie annuelle : dans des systèmes céréaliers en Zambie et des systèmes maïs - mucuna en zone humide au Ghana, et des situations intermédiaires comme au Cameroun où une technologie validée de coton en AC est promue par l'entreprise SODECOTON dans la zone recevant 1000 mm de pluie annuellement.

Une grande diversité existe aussi relativement aux indicateurs sociaux comme la densité de population, le statut du foncier ou les règles sociales et, de nombreux systèmes pourront être utilisés comme prototypes en AOC. Cependant, les leçons apprises dans d'autres régions montrent que des systèmes de cultures spécifiques naissent dans des contextes (et des champs de contraintes) spécifiques.

Selon le diagnostic préliminaire fait par le réseau naissant de l'AOC, dans le contexte de rencontres techniques durant le Congres de Nairobi, il semble difficile (pour des raisons de rareté de biomasse) de considérer la gestion des résidus de cultures comme une option initiale pour développer des technologies de l'AC dans les zones recevant moins de 800 mm de pluie , et qui présentent en même temps une forte densité de population.

Dans ces conditions, le projet concentrera les efforts sur la production de biomasse pour couvrir le sol en utilisant notamment des arbres appropriés ; dans les zones soudanaises, l'effort portera sur les résidus de culture et/ou sur les plantes de couverture.

Agriculture de conservation
Agriculture de conservation
Agriculture de conservation
Agriculture de conservation

groupes cible

Le projet cible les petits agriculteurs. Une attention spéciale sera portée aux groupes vulnérables qui pourraient être affectés négativement par l'adoption de pratiques de l'AC comme par exemple les éleveurs transhumants et les éleveurs sédentaires dont l'accès aux résidus de culture est limité.

Les conséquences socio-économiques décisives liées à l'introduction de l'AC seront ainsi évaluées au regard de considérations d'équité.

Les leçons apprises en Afrique de l'Est suggèrent la nécessité d'associer les autres acteurs (fabricants de matériel, vendeurs d'intrants, les commerçants et négociants etc.) très top dans le processus participatif et la conception du projet. En conséquence, une approche multi-acteurs est nécessaire pour permettre d'embrasser la plus large gamme possible de difficultés et d'activités nécessaire pour atteindre le but fixé. Ceci implique la couverture de domaine allant de la recherche au développement et le renforcement des capacités et, des agriculteurs au secteur privé et aux décideurs.

Objectifs

Ces objectifs seront atteints grâce à une approche multi-acteurs, croisant le cadre du projet aux environnements (entre 600 et 1200 mm de pluie par an) et aux densités de population (entre 20 et 100 hab/ km²).

Ce projet est une solide contribution à la stratégie du FIDA de réduction de la pauvreté rurale en AOC.

Il contribue directement à son second axe stratégique qui est « l'augmentation de la productivité de l'agriculture et des ressources naturelles et l'amélioration de l'accès à la technologie » ; il complète encore plus cette disposition stratégique par le fait qu'il s'attache à l'amélioration de la durabilité des ressources naturelles.

Le projet touche aussi à certains domaines clés, issus du Plan d'Action du FIDA récemment approuvé, qui encourage la gestion de l'innovation appropriée du savoir.

Il contribuera aux initiatives continentales prises par le NEPAD, ou TERRAFRICA avec les références actuelles et innovatrices sur la gestion durable des terres.

Dégradation des sols :<br />Un zipellé stérile

Dégradation des sols :
Un zipellé stérile

Agriculture de conservations :<br />la vie reprend progressivement

Agriculture de conservations :
la vie reprend progressivement

Restauration des sols par l'agriculture de conservations :<br />région de Roukouzoum en 1975 et en 2002

Restauration des sols par l'agriculture de conservations :
région de Roukouzoum en 1975 et en 2002

 

les produits

Le projet délivrera les quatre produits suivants :

 

Thèmes associés

Contact
Rabah Lahmar, (CIRAD - Burkina Faso)
Adresse:CIRAD - Projet SCAP
av. Kennedy - BP 596
Ouagadougou - Burkina-Faso
 
Téléphone:+226 50 30 70 70
Télécopie:+226 50 30 76 17
Informatique:Webmaster
 

 

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