














Mopti sur le bord du fleuve Niger (Mali)







Le port de Mopti - Mali
Le projet ECHEL-Eau s'intègre dans le dispositif du "Challenge Program for Water and Food" (CPWF) du Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale (GCRAI).
Ce programme, qui se propose d'améliorer de façon significative la productivité de l'eau en agriculture en associant recherche, vulgarisation et formation, accorde une place importante à la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).
Trois bassins transfrontaliers ont été choisis comme sites d'études : ceux du Limpopo et du Mékong et celui du Niger.


Sur les rives - Ngomi - Mali

Eau du fleuve, réponse à tout

Grâce à un financement du Ministère français des affaires étrangères et européennes (MAEE) au travers du projet Fond de Solidarité Prioritaire (FSP) Echel-eau initié par le "Challenge Program for Water and Food" (CPWF) et l'Autorité du Bassin du Niger (ABN), cinq institutions internationales et africaines ont réalisé un projet de recherche dans le delta intérieur du Niger afin de mieux comprendre l'impact de la baisse programmée de la crue du fleuve Niger sur les communautés rurales.
L'objectif du projet "Cohortes" est d'augmenter la capacité des scientifiques à élaborer des recherches intégrées sur l'eau et l'alimentation dans une logique de gestion de bassin versant.

Barrage de nasses parallélépipèdiques - Tenenkou - Mali


Pêche dans le Niger : les poissons sont de plus en plus petits
Dans les années soixante les crues du fleuve Niger permettaient d'inonder le delta intérieur du Niger sur plus de 40 000 km2. Les pâturages d'herbes aquatiques permettaient de nourrir un troupeau de plusieurs millions de têtes. La production halieutique dépassait 100 000 tonnes et la production rizicole traditionnelle plus de 120 000 tonnes.
Les sécheresses des années soixante-dix et quatre-vingt ont ensuite considérablement réduit la crue et les zones inondées, entraînant un effondrement des productions, mais aussi de graves conflits entre agriculteurs et éleveurs et une réduction dramatique des zones d'accueil des oiseaux migrateurs.
En 2004 l'UNESCO a déclaré le Delta Intérieur du Niger site RAMSAR essentiellement pour protéger les espèces animales tels que les oiseaux migrateurs, les hippopotames ou les lamantins . La situation des populations rurales ne s'est pas améliorée.
Une nouvelle baisse de la crue annuelle est probable à cause des prélèvements croissant des villes et des périmètres en amont du delta, ainsi que la construction de nouveaux barrages hydroélectriques.
Les autorités visent d'abord la sécurité alimentaire au travers de rizières modernes, la production d'énergie moins chère et l'approvisionnement des populations en eau potable. Elles considèrent que le maintient de zones humides considérées peu productives ne peut pas passer avant la mise en valeur du fleuve par des barrages hydroélectriques et agricoles.
Enfin, quand le barrage de Fomi sera construit en Guinée, les crues seront réduites (12% à 14% en moyenne et de 30% lors des années décennales sèches(ABN) avec un impact significatif sur l'économie locale.

Le port de Mopti - Mali


Transport par pirogue - Mopti - Mali

Mosquée de Saba - Mali


Mosquée de Djenné - Mali
Il s'agit de savoir quel sera l'impact d'une nouvelle baisse de la crue sur les populations du delta et de préparer un plan de gestion intégrée des ressources terres et eaux qui favorise à la fois une intensification durable des productions et un maintien des zones protégées.

L'équipe au complet avec Famory, chercheur à l'IER

Kouakou sur les berges de Diafarabé - Mali

A l'IER de Mopti - Mali

Harmonisation des questionnaires
IER Mopti - Mali

Troupeau de boeufs sur la digue - entrée de Tenenkou - Mali

Mil et sorgho - Nouna - Mali

Motopompe pour les perimètres irrigués de Syn - Mali

Anes et caprins sur la digue - Tenenkou - Mali

Arachides - Nouna - Mali

Séchage de la récolte - Sahona - Mali

Bio Mohamodou Torou
Marcelin Koffi
Alice Bonkoungou
Constant Ogou
- Sévère Fossi
- Didier Bakouan
Illou Mahamoudou
Pour estimer l'impact d'une nouvelle baisse de la crue sur les populations rurales, une équipe d'étudiants et de chercheurs a été constituée . L'Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2IE), le CIRAD et l'Institut d'Economie Rural (IER) du Mali ont été chargés de l'encadrement scientifique et pratique d'un groupe de sept jeunes chercheurs du 2iE.
Originaires du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire et du Niger, ces chercheurs en herbe viennent de terminer leur cycle de formation en master "eau et environnement" au 2IE de Ouagadougou au Burkina Faso.
Le 2iE (Groupe EIER ETSHER) est considéré comme un pôle d'excellence en Afrique. Les diplômes délivrés jouissent d'une reconnaissance internationale.
Depuis juillet 2008, cette équipe étudie la littérature relative aux sociétés rurales et à l'hydrologie du delta. Le sujet a été jusqu'ici peu traité.
L'approche est transdisciplinaire : Hydrologues, sociologues, économistes et géographes, essentiellement africains se côtoient, et confrontent leurs méthodes, autour de ce problème particulièrement complexe.
Plusieurs volets spécifiques ont été identifiés.

Motopompe pour les perimètres irrigués de Syn - Mali

Perimètres irrigués - Mali

Rizière à l'entrée de Mopti

Transport de "foin"
Le delta a été très étudié par les hydrologues et les sociologues, mais jusque là la recherche s'est peu intéressée à la perception des populations sur l'évolution de la zone.
C'est dans des pirogues à moteur, dénommées localement pinasses, que les jeunes chercheurs sont allés à la rencontre des populations pour recueillir leurs opinions.
Avec le soutien de l'IER de Mopti, ils ont sélectionné une cinquantaine de communautés de pêcheurs, d'éleveurs et de cultivateurs pour questionner quelques trois cents hommes et femmes sur leur perception des évolutions en cours, que ce soit au niveau de la crue, de l'exploitation des terres et des projets de développement.
Ils ont d'abord tenté de comprendre la complexité des interactions entre activités dans le temps et dans l'espace. Ensuite ils ont analysé les réponses des populations au travers d'outils statistiques sophistiqués.
Les conditions de vie vont probablement se durcir dans les prochaines années avec de plus grandes variations climatiques. La fréquence des sécheresses et des inondations devraient s'amplifier. Les populations semblent peu préparées à de nouvelles sécheresses. De même les inondations risquent d'atteindre les hameaux qui se sont dangereusement rapprochées du lit du fleuve dans les années quatre-vingt.
Par ailleurs la pression humaine sur les ressources augmente, multipliant les conflits violents. Les migrants du Sahel continuent à arriver en masse sur les bords du delta. Les systèmes traditionnels d'exploitation des ressources sont remis en cause par les nouveaux arrivés, mais aussi par l'administration qui peine à reconnaître les différents droits coutumiers du delta.
Il faut prendre en compte la perception des groupes sociaux dans leur diversité, pour orienter la gestion des ressources du delta vers des objectifs clairs et acceptés par tous. Un état des lieux des perceptions permettra d'éclairer les débats pour faciliter l'émergence d'un consensus durable.

Entretien avec le maire de Madiama

Focus groupe

Alice et ses enquêtrices
(IER Mopti - Mali)

En pinasse _ Sahona - Mali
(426 Ko)).
(2.21 Mo)).
(236 Ko)).
(1.04 Mo)).
(456 Ko)).
(2 Mo)). ![]() | ![]() | ||
| Bruno Barbier (Cirad) |
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| Adresse : | CIRAD - Direction régionale av. Kennedy - BP 596 Ouagadougou - Burkina-Faso | ||
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