



















Ce projet, initié par l'ICRISAT, a été mis en oeuvre dans les zones sahéliennes et soudano-sahéliennes de 4 pays d'Afrique de l'Ouest : Mali, Burkina Faso, Niger et Nigéria.
Sa réalisation engage des chercheurs de l'ICRISAT, du CIRAD et des Pays Bas et de cinq institutions de recherche agricole nationale : IER, INERA, INRAN, IAR et LCRI. Elle associe des équipes de 4 projets de développement du FIDA : PDRD et PICOFA au Burkina Faso, PPILDA au Niger et CBARDP au Nigéria et d'une union de producteur au Mali, l'UACT.

Résolument basé sur une démarche participative à tous les niveaux de réalisation, le projet comporte 4 grandes composantes visant les systèmes de production à base de mil et sorgho :
A côté des contraintes techniques pour l'adoption de l'ISM par les paysans, il y a un besoin clair d'améliorer leur connaissance de la biologie du Striga et de la plante-hôte et des différentes options de contrôle disponibles.
l'ICRISAT, l'IAR, le LCRI, le CBARDP et l'UACT ont installé des Ecoles en champ paysan en grappes (CBFFS) sur le contrôle intégré du Striga et de la fertilité du sol (ISSFM) dans des villages où les paysans avaient cités le Striga et la fertilité du sol comme des problèmes importants. Des formations ont été données aux partenaires et aux paysans-leader pour l'installation et la conduite de CBFFS et des guides sont disponibles en français et en anglais.
Les CBFFS ont été installés au Mali (2) et au Nigéria (12) en 2007 et en 2008 ces nombres ont atteint 4 et 17.
Les stratégies d'ISSFM pour les systèmes à base de mil et de sorgho ont été développées grâce à une communication intensive entre paysans et chercheurs, puis comparées à la pratique paysanne traditionnelle (FP) dans un essai participatif sur l'ISSFM.

Behoun Keita (formatrice) sait maintenant que l'arrachage des plantes de Striga en floraison empêche de nouvelles graines et réduit les dommages causés par le Striga sur le mil dans le futur.
Des réunions bimensuelles ont permis des observations détaillées et des échanges de connaissance entre chercheurs, techniciens et paysans.
A la fin de la saison, ces intervenants ont évalué en commun les essais et comparés l'ISSFM et le FP d'un point de vue agronomique (rendement et contrôle du Striga) et économique (rentabilité de la pratique) de façon participative et interactive.
La stratégie ISSFM a été supérieure à la pratique paysanne traditionnelle en termes de rendement, de rentabilité et de contrôle du Striga dans les systèmes à base de mil au Mali et au Nigéria. Dans cette situation, les paysans désirent appliquer la stratégie testée dans leurs propres champs.
En revanche, dans les systèmes à base de sorgho ou de mil et sorgho du Nigéria, la stratégie ISSFM n'a pas montré une supériorité convaincante sur FP et d'autres tests de technologies et le développement d'une ISSFM appropriée sont nécessaires.

Nissimana Dakouo (formateur) explique les coûts et bénéfices de FP et ISSFM. Nissimana est un instituteur et un formateur paysan, faisant de lui une personne-ressource pour tous les âges.
Les activités CBFFS ISSFM du projet PROMISO ont permis une communication intense entre chercheurs, techniciens et paysans et une meilleure compréhension du système de culture et de ses contraintes socio-économique à la productio. Des connaissances sur le Striga et son contrôle, sur les insectes nuisibles, la fertilité du sol et les engrais, les pratiques de culture alternatives et le la notion d'expérimentation et d'évaluation ont atteint 375 paysans au Mali et environ 1200 au Nigéria.
Environ 20-25% des paysans formés l'ont été directement par les techniciens et les chercheurs, tandis que ces paysans-leader ont assuré à leur tour la formation des autres 70-75%. Cette relation paysan à paysan est essentielle pour trois raisons. D'abord, les paysans-leader deviennent des personnes-ressource, responsables de l'engagement actif de leur communauté vers l'acquisition de connaissances. Ensuite, une fois qu'un paysan-leader a acquis une connaissance, il est plus facile pour elle/lui d'expliquer les avantages et désavantages de la technique qu'à un technicien (ou plus encore à un chercheur). Enfin, cette approche permet d'atteindre un grand nombre de paysans et de villages avec un nombre de techniciens et des moyens limités en améliorant et utilisant la capacité des paysans-leader à diffuser l'information.
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