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Afrique de l'Ouest continentale
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Champs de mil
Alimentation sûre et diversifiée

Intensification des systèmes à base de sorgho et de mil

PROjet MIl et SOrgho - PROMISO


 

PROMISO : Le photopériodisme des mils précoces


 

PROMISO

Ce projet, initié par l'ICRISAT, a été mis en oeuvre dans les zones sahéliennes et soudano-sahéliennes de 4 pays d'Afrique de l'Ouest : Mali, Burkina Faso, Niger et Nigéria.

Sa réalisation engage des chercheurs de l'ICRISAT, du CIRAD et des Pays Bas et de cinq institutions de recherche agricole nationale : IER, INERA, INRAN, IAR et LCRI. Elle associe des équipes de 4 projets de développement du FIDA : PDRD et PICOFA au Burkina Faso, PPILDA au Niger et CBARDP au Nigéria et d'une union de producteur au Mali, l'UACT.

Résolument basé sur une démarche participative à tous les niveaux de réalisation, le projet comporte 4 grandes composantes visant les systèmes de production à base de mil et sorgho :

  • Sélection participative
  • Améliorer le système semencier local
  • Améliorer la productivité du système
  • Identifier et tester des options de commercialisation

Thèmes associés

 

Résultats concernant le photopériodisme des mils précoces

Les variétés de mil cultivées dans le Sahel ont des cycles courts, inférieurs à 90 jours jusqu'à la maturité du grain, en relation avec durée courte de la saison des pluies.

La précocité est généralement considérée comme associée à l'absence de photopériodisme : la date de floraison des variétés précoces ne dépendrait pas de la variation de la durée du jour.

Deux expériences menées avec des variétés de mil de toute l'Afrique de l'Ouest et du Centre ont pourtant montré que les variétés de mil précoces réagissaient à la date de semis, d'une façon inattendue.

Dans une première expérience, 12 variétés de mil ont été semées chaque mois pendant 2 ans dans une parcelle irriguée à la station ICRISAT de Samanko au Mali. Il est alors apparu que les pour les semis de saison des pluies, de juin à août, le cycle des variétés tardives était plus court pour les semis plus tardifs, ainsi qu'il est attendu. Mais qu'en revanche le cycle des variétés les plus précoces variait d'une dizaine de jours avec la date de semis et passait par un minimum lors du semis du mois de juillet.

Evolution de la durée semis-initiation de la panicule en fonction de la date de semis pour 12 variétés de mil cultivées à Samanko, Mali

Evolution de la durée semis-initiation de la panicule en fonction de la date de semis pour 12 variétés de mil cultivées à Samanko, Mali

 

 

Une deuxième expérience sur 360 variétés semées le 14 juillet et le 15 août 2006 à la station ICRISAT de Sadoré au Niger a confirmé ce résultat : 197 variétés (55 % tu total) ont eu ont eu un cycle semis-floraison significativement plus court lors du semis du mois d'août. Et 22 variétés (6 % du total) ont eu un cycle semis-floraison significativement plus long lors du semis du mois d'août. Ces 22 variétés étaient toutes dans le groupe des précoces et ont fleuri après 43 à 77 jours lors du semis de juillet.

 

Les mils précoces du Sahel ont donc une capacité d'adaptation de la durée de leur cycle à la date de semis : ils ont un cycle plus court s'ils sont semés en juillet que s'ils sont semés en juin. Mais cette capacité, basée sur une réaction photopériodique, atteint ici sa limite : un semis trop tardif en fin juillet ou début août va conduire à un cycle semis-floraison plus long que pour un semis de début juillet. Cet effet risque d'aggraver fortement les conséquences d'une arrivée très tardive de la saison des pluies qui induit en conséquence un raccourcissement de la saison totale.

Pour en savoir plus :