Activités de recherches et de recherche - développement du CRA PP sur le palmier à huile
Le Bénin fait partie des zones marginales de culture du palmier à huile et du cocotier où les facteurs climatiques et les conditions de sols ne permettent d'obtenir qu'une faible portion du potentiel de ces cultures et conduisent le planteur au choix d'une exploitation plutôt extensive.
Les conséquences de ces conditions marginales s'expriment de différentes manières, à savoir :
Une répartition saisonnière de la production des arbres fortement affectée, avec des pics plus marqués à la fois en intensité et en durée ;
Une modification évidente du sex-ratio au détriment des inflorescences femelles, un fort taux d'avortement, un faible nombre de régimes récoltés couplé de la diminution de leur poids moyen ;
Une diminution importante de la teneur en huile de la pulpe des fruits ;
Une moindre rentabilité des usines de traitement des régimes ;
Une réduction des activités de photosynthèse, avec fermeture des stomates des feuilles ;
Dégâts végétatifs pouvant entraîner la mort de l'arbre.
Dans une approche pluridisciplinaire de recherche, les Physiologistes, Sélectionneurs et Agronomes du Centre interviennent, chacun en ce qui le concerne pour :
La compréhension des mécanismes physiologiques d'évitement de la sécheresse (variabilité génétique de l'évitement de la déshydratation et de la capacité de maintien du potentiel hydrique foliaire, profondeur des racines et le rapport masse / parties aériennes, capacité d'ajustement osmotique) ;
L'étude des mécanismes proprement dits de tolérance à la sécheresse (conductance stomatique, mobilisation des réserves de carbonates, richesse et spectre des lipides propres aux organites de photosynthèse, protéines liées à ces organites, activités enzymatiques liées à ces composants) ;
L'étude la variabilité de sensibilité des génotypes et de l'existence des fortes variations inter annuelles de production de ces génotypes ;
La mise en place d'un programme de production de semences qui tient compte de cette variabilité ;
Les études pour la détermination de nouvelles sources de tolérance ;
L'étude des interactions génotypes - environnement ;
La mise en place de plans de croisement pour l'exploitation des sources de tolérance à la sécheresse et aux maladies telles que la fusariose, le ganoderma ;
L'étude pour la détermination des sols favorables à la culture du palmier à huile ;
L'étude pour la mise au point des techniques et pratiques culturales permettant la réduction des effets de la sécheresse et l'augmentation des rendements.
Acquis
Comme résultats de ces activités,
le potentiel de production du matériel mis à la disposition des planteurs locaux et extérieurs est aujourd'hui de 8 à 12 tonnes de régîmes par hectare par an dans les conditions du Bénin (2,5 à 3,5 tonnes d'huile par hectare et par an) et de 25 à 35 tonnes de régimes par hectare et par an en culture irriguée ou dans les meilleures conditions de pluviométrie et de sols (7,5 à 9 tonnes d'huile par hectare et par an)
Des croisements allient haute productivité à la tolérance à la fusariose (maladie fongique très répandue en Afrique)
Des itinéraires techniques adaptés sont appliqués aussi bien en plantations villageoises que dans les grands blocs de plantations (densités de plantations, techniques d'entretien, fumure, restauration de la fertilité des sols etc.)
Entre 1995 et 2005, le nombre des pépinières de production de plants de palmier à huile, réellement fonctionnelles en milieu villageois, est passé de 09 à 52
La capacité de production de ces pépinières est passée de 250 000 à près de 1.500.000 plants par an, dans la même période
Des équipements performants de transformation sont mis au point et adoptés par les petits producteurs