Centre de cooperation international en recherche agronomique pour le developpement
 
Afrique de l'Ouest continentale

 

Organisation du cirad

Contractualisation avec l'Etat français

Le Contrat d'objectifs 2008-2011 du Cirad

 

Présentation du Contrat d'objectifs


 

Sommaire

 

Résumé

(Reprise du communiqué du 7.11.2008 - cirad.fr)

Le Cirad vient de signer avec l'Etat un nouveau contrat d'objectifs pour les années 2008-2011. Au travers de ce contrat, l'établissement s'engage à atteindre dix objectifs dont l'ambition est de répondre aux principaux enjeux du développement.

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Patrice Debré, président du conseil d'administration et Gérard Matheron, directeur général du Cirad ont signé, jeudi 6 novembre 2008, le contrat d'objectifs qui lie l'Etat et le Cirad pour la période 2008-2011.

Ce contrat quadriennal traduit la mise en oeuvre du projet stratégique du Cirad, dont l'ambition est importante puisque celui-ci entend répondre aux principaux enjeux du développement : l'enjeu social et humain, l'enjeu environnemental et énergétique, l'enjeu des politiques publiques et de la gouvernance. L'actualité nous montre qu'il faut replacer l'agriculture au premier plan de la scène internationale et que l'avenir des activités agricoles et des populations qui s'y consacrent constitue un enjeu planétaire majeur. Il s'agit, pour le Cirad, de mettre son expérience et ses compétences au service des politiques publiques au Sud, comme au Nord ; de répondre aux nouvelles questions posées à la recherche sous la pression de la mondialisation de l'économie et de la croissance des besoins alimentaires et énergétiques.

Dans ce contrat, 10 objectifs, relevant de 4 grands domaines ont été définis :

  1. l'ambition d'une science partagée en réponse aux défis « des Suds » :

    dynamiser l'activité de recherche autour des six axes stratégiques prioritaires, intensifier la démarche scientifique avec les pays du Sud, notamment par une consultation régulière et approfondie sur les orientations scientifiques du Cirad et par la co-construction de questions de recherche ;

  2. une production scientifique diversifiée et de qualité :

    développer les moyens incitatifs destinés à renouveler cette production sur des bases pluridisciplinaires (ateliers, écoles chercheurs, etc.), intensifier le transfert au service des dynamiques d'innovation, valoriser l'expertise, notamment celle au service des politiques publiques ;

  3. une recherche agronomique nationale ouverte sur l'Europe et le reste du monde :

    participer au développement d'un dispositif national d'enseignement supérieur et de recherche dans les domaines de l'agronomie et du développement durable, pour une offre à l'international, oeuvrer au renforcement de l'engagement de l'Europe dans la recherche agronomique pour les pays du sud, poursuivre la structuration d'outils dédiés à cela (par exemple, l'Eranet « EIR-ARD » ; le GIEE « ECART » ), identifier et consolider une vingtaine de pôles scientifiques structurants dans le monde ;

  4. une organisation et des moyens ajustés aux nouveaux défis :

    moderniser la gestion et simplifier l'administration de la recherche notamment par la mise en oeuvre d'une gestion prospective des compétences et le déploiement d'une gestion dynamique des emplois.

Les réalisations de ce contrat d'objectifs seront examinées annuellement entre les parties.

Introduction

1 Les biens publics sont des biens, services ou ressources qui bénéficient à tous, et se caractérisent par la non-rivalité et la non exclusion. La qualité de l'air, le contrôle des épidémies en sont des exemples.

2 « Les Suds, aujourd'hui » Appel à projets, Agence nationale de la recherche, ANR 2007 (www.agence-nationale-recherche.fr/AAPProjets Ouverts?NodId=17&lngAAPId=128), porté par l'Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD, www.aird.fr/)

La mission première du Cirad est de « contribuer au développement rural des régions chaudes, par des recherches et des réalisations expérimentales, principalement dans les secteurs agricoles, forestiers et agroalimentaires », conformément à son statut défini par le décret du 5 juin 1984. La formation par la recherche et la diffusion de l'information scientifique et technique au profit du développement relèvent également de ses missions.

La lecture de ce mandat doit désormais être élargie pour tenir compte de l'évolution d'un contexte international marqué par la mondialisation, avec une interdépendance croissante des problématiques de recherche pour le développement, une compétition accrue de la recherche, mais aussi un renouveau et un regain d'intérêt pour les questions agricoles dans l'agenda du développement. Le Cirad s'est efforcé d'anticiper ces évolutions par différents exercices successifs qui ont marqué l'établissement, tels le projet d'entreprise, le plan stratégique 2001-2010 et les deux premiers contrats d'objectifs (1999-2002 et 2002- 2005). Mais l'accélération de la prise de conscience collective des risques environnementaux qui menacent la planète l'a conduit à développer dans son nouveau plan stratégique, adopté en décembre 2007, une réflexion qui réconcilie ces diverses problématiques de la science avec les défis majeurs du développement.

Dans ce contexte, le Cirad devra porter une attention toute particulière à ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui, parfois rapidement, les « biens publics mondiaux »1 et mettre son intelligence collective au service des politiques publiques de recherche pour le développement, au Sud comme au Nord. En effet, la relation entre le Nord et le Sud doit être repensée pour faire face aux risques qui affectent la planète et pour lutter contre les inégalités qui se sont creusées entre ces deux entités, mais aussi entre les Suds2, l'Afrique subsaharienne demeurant le continent le plus affecté. Le concept de développement humain, qui intègre des dimensions sociales et environnementales et les solidarités entre générations, conduit à modifier en profondeur les questions posées à la recherche ainsi que ses pratiques, pour tenir compte des grands enjeux qui marqueront les évolutions de nos sociétés à l'horizon 2030.

Dès aujourd'hui, relever le défi de l'alimentation mondiale et faire progresser la sécurité alimentaire dans un monde touché par des « émeutes de la faim » redeviennent des objectifs majeurs de la communauté internationale, auxquels la France entend donner une impulsion. La recherche agronomique a la responsabilité spécifique de produire des connaissances biologiques et techniques permettant, au plus près des producteurs et au coeur de leurs réseaux d'innovation, d'augmenter la production en quantité et en qualité. Elle doit également éclairer les politiques visant un accès équitable à ces produits. A cet égard, la mise en réseau des connaissances scientifiques sur la sécurité alimentaire et la constitution de plates-formes de diagnostic, d'analyse et de prospective devraient constituer pour le Cirad des opportunités de développer son expertise.

Ces enjeux majeurs appellent toutefois la mobilisation de moyens suffisants et impliquent des solidarités renforcées entre les institutions de recherche du Nord et du Sud. Dans ce contexte, le Cirad est porteur d'une recherche agronomique publique en partenariat répondant à une double injonction : celle des Objectifs du Millénaire pour le développement définis par l'Onu et celle que représente pour la France et l'Europe le développement économique et humain des pays du Sud.

La recherche du Cirad se doit de répondre à trois principaux enjeux du développement :

Le Cirad dispose de nombreux atouts pour contribuer à relever ces défis mais il est conscient également de ses contraintes. Doté d'une expérience de coopération ancienne et reconnue en zone tropicale, l'établissement s'implique aujourd'hui dans des partenariats de recherche internationaux. En effet, les constats et recommandations émis par le comité de visite de l'établissement en 2001, les éléments de bilan du précédent contrat d'objectifs, les analyses internes et l'exercice d'évaluation complet des unités de recherche achevé en 2007, ont confirmé l'établissement dans sa vocation d'organisme de recherche.

La lettre de mission adressée au directeur général du Cirad en avril 2006 par les ministres en charge, respectivement, de la recherche et de la coopération a cadré la suite de cette évolution. Les recommandations liées au positionnement du Cirad et à sa stratégie scientifique ont été suivies à bon rythme par les réformes entreprises dès le printemps 2006. Sur le plan interne, il s'agit surtout de la mobilisation des acteurs autour d'une organisation rénovée et de nouvelles orientations stratégiques adoptées par le conseil d'administration, l'une en décembre 2006 et l'autre en décembre 2007. Il a été décidé de mettre la « science au centre » et de formuler des critères de discernement stratégique pour traduire cette volonté dans les dispositifs et les partenariats. Sur le plan externe, un rapprochement avec l'Inra a conduit au Groupement d'intérêt public (Gip) « Initiative française pour la recherche agronomique à l'international » (Ifrai) et, avec d'autres partenaires, au Réseau thématique de recherche avancé (RTRA) « Agropolis Fondation ». L'objectif consiste à projeter à l'international l'ensemble du dispositif français dans les domaines de l'agriculture et de l'alimentation, tandis qu'un effort particulier est entrepris à l'échelle de l'Europe. A cet échelon en effet, le Cirad s'efforce de structurer des outils (par exemple, l'Eranet « Era-ARD » ; le GIEE « ECART ») qui, dédiés au renforcement de la recherche agronomique européenne pour le développement, permettront de mieux répondre aux défis mondiaux. Parallèlement à cette mise en cohérence thématique s'ajoute la participation à des projets intégrateurs portés l'un par la Fondation française pour la recherche sur la biodiversité et d'autres par des agences telles l'Agence nationale de recherche (ANR) ou encore l'Agence inter-établissement de recherche pour le développement (AIRD) qui s'appuient sur une association approfondie avec les établissements d'enseignement supérieur pour développer des dynamiques transversales.

Améliorer la capacité du Cirad à répondre aux défis scientifiques du développement rural par un recentrage de ses thématiques en six axes prioritaires et de son dispositif en cohérence avec l'évolution du système de recherche français, telle est la finalité du présent contrat d'objectifs. Celui-ci décline pour la période 2008-2011, la stratégie adoptée en décembre 2007. Pour y parvenir, les diverses composantes de l'établissement sont appelées à porter collectivement ce projet du Cirad, dont l'ambition donne sens à la fierté d'appartenance de ses agents et à sa reconnaissance par la société civile.

Ce contrat d'objectifs retient quatre grands domaines d'action qui guideront le Cirad durant la période 2008- 2011 :

Il comporte dix objectifs et 33 actions explicitant les réalisations prévues au titre du contrat. Celles-ci restent liées aux moyens qui lui seront associés et à la dynamique interne qui pourra les porter. Ce contrat formalise la contribution de l'établissement au programme 187, « recherche dans le domaine de la gestion des ressources et des milieux » de la mission interministérielle Recherche et enseignement supérieur (Mires). Le contrat d'objectifs fera l'objet d'un rapport annuel au conseil d'administration, qui s'appuiera sur la production de jalons qualitatifs et d'indicateurs quantitatifs de résultat et de suivi.

 

Grandes orientations du Contrat d'objectifs

 

>> Téléchargement du document exhaustif Contrat d'objectifs 2008-2011 du Cirad(824 Ko)

 

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