













Parasitisme sur cotonier


Etude des transferts de faune
Le cotonnier est l'une des plantes cultivées les plus exposée aux attaques de ravageurs. Nématodes, Iules, Acariens et Insectes infligent à cette plante des dommages tels qu'ils ont justifié pendant des années un recours massif aux pesticides.
Cependant, ce parasitisme n'exerce pas ses effets avec la même intensité dans toutes les régions de production et certaines zones géographiques sont moins exposées que d'autres : en Afrique, c'est le cas de certains pays sahéliens, comme le Sénégal ou le Mali.
Des ONG (Enda, Helvetas) se sont donné pour but d'y implanter une production de coton selon les normes de l'agriculture biologique (Myers & Stolton, 1999).
Soucieux de répondre à la demande des producteurs pour des alternatives durables à des itinéraires techniques trop souvent largement dépendants de la lutte chimique contre les ravageurs, le Cirad propose une démarche pour la mise en place d'itineraires techniques où la biodiversité est respectée et l'environnement pris en compte, même dans des conditions parasitaires difficiles (Renou et al. 2001).
A ce titre, des recherches spécifiques à la culture biologique du cotonnier sont actuellement conduites au Mali, avec l'IER et Helvetas.

Essai de semis tardifs
L'évaluation des outils et pratiques spécifiques à l'agriculture biologique est réalisable dans des dispositifs expérimentaux qui permettent de les comparer à la démarche classique, mais sans créer de handicap a priori, comme d'isoler une parcelle non traitée au milieu d'une étendue plus vaste de cotonniers protégés par des applications de pesticides.
On doit également aborder l'étude de l'entomofaune au niveau de l'exploitation, et non plus seulement au niveau de la parcelle

Forte pilosité foliaire
Les premières questions doivent concerner le type de cotonnier adapté au mode de production biologique.
Le type à rechercher est bien sur un cotonnier robuste, au cycle long, et auquel le mode de croissance indéterminé assure une forte capacité à effacer l'effet des dégâts subis par une compensation forte.
Ces cotonniers devront présenter en outre des caractères morphologiques et biochimiques défavorables aux insectes les plus importants : pilosité forte, absence de nectaires, forte teneur en gossypol ...
Un certain nombre d'associations de cultures dans la parcelle elle même se révèlent également propice à l'établissement d'équilibres favorables aux agriculteurs, du fait d'une biodiversité accrue

Succession Maïs-Coton
Dans la perspective d'une filière "bio", de nombreuses composantes de la gestion intégrée des populations d'insectes devront être repensées, au niveau de la parcelle comme au niveau du système de culture.
Variété, date de semis et densité, mais aussi nature des cultures associées au cotonnier soit dans le plan d'assolement, soit en relais, soit en intercalaires, devront être proposées et adaptées en fonction des contraintes parasitaires.
![]() | ![]() | ||
| Alain Renou Maurice Vaissayre |
|||
| Adresse : | Correspondance du CIRAD BP 1813 Bamako - Mali | ||
| Téléphone : | +223 20 22 47 19 | ||
| Télécopie : | +223 20 21 87 17 | ||
| Courriel : | alain.renou@cirad.fr | ||
Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement
© 2011 Cirad | Tous droits réservés
|
RSS | Informations légales
