Centre de cooperation international en recherche agronomique pour le developpement
 
Afrique de l'Ouest continentale

 

Cocoteraie dévastée par le jaunissement mortel

Cocoteraie dévastée par le jaunissement mortel

Conférences



 

L'Atelier international : objectifs


 

La coopération française et la recherche agronomique au Ghana

Le développement de l'agriculture au Ghana est la grande priorité du GPRS II (Ghana Poverty Reduction Strategy 2006-2009), en raison de son poids dans l'économie du pays (plus de 35% du PIB) et de l'importance de la population rurale (plus de 60% de la population nationale). Ce développement de l'agriculture est encore plus primordial actuellement dans un contexte de crise alimentaire provoquée par la hausse brutale des prix des principales denrées alimentaires.

La stratégie de la France en terme de coopération scientifique dans le domaine de la recherche agronomique consiste à développer une coopération plus active et plus ambitieuse, tirant profit de l'ouverture régionale du Ghana, tout en ciblant les interventions pour en renforcer l'impact. Plus précisément, l'objectif est de concentrer notre aide dans les domaines où notre savoir-faire a été éprouvé et apprécié.

Les actions de coopération française en recherche agronomique sont mises en oeuvre par le Service de Coopération et d'Action Culturelle (SCAC) de l'Ambassade de France, par l'Agence Française de Développement (AFD) et par le Centre International de recherche en Agronomie pour le Développement (CIRAD). A ces actions, nous pouvons citer les Alliances Françaises qui offrent la possibilité aux chercheurs Ghanéens d'apprendre la langue française.

Dans la sous région tropicale humide et donc au Ghana, les filières des cultures pérennes sont économiquement et socialement importantes. Le cacao, le palmier à huile et l'hévéa ont une place prépondérante dans l'économie agricole du Ghana. La filière cocotier probablement en raison de la menace que fait peser cette maladie du Jaunissement Mortel sur la production a quelque peu perdu de son intérêt socio économique ;

Dans le domaine de ces filières de cultures pérennes, la Coopération française a pour objectif de répondre aux priorités du programme de stratégie agricole du Ghana et par le biais de l''AFD, elle contribue depuis une dizaine d'années au développement des plantations villageoises d'hévéas et de palmiers à huile dans les régions Centre et Ouest, au travers de partenariats avec des opérateurs industriels (Ghana Rubber Estates Limited (GREL), Twifo Oil Palm Plantations (TOPP)) ainsi qu'un soutien technique et financier, aux groupements de petits producteurs de riz, dans la région du Nord à travers un projet pilote de production de riz de bas-fonds. De 1999 à 2004, la Coopération Française a financé un projet axé sur le développement de la filière cocotier (CSDP : Coconut Sector Development project) via la replantation de 1300 ha de cocotiers hybrides dans les zones touchées par la maladie du jaunissement mortel du cocotier et par la distribution d'engrais pour augmenter la production des zones indemnes de la maladie.

Dans le domaine de la recherche sur le cocotier et plus précisément sur la maladie du jaunissement mortel, la Coopération Française finance depuis plusieurs années un important projet de recherche en partenariat avec les instituts agricoles de recherche ghanéens : pour citer, le CSIR (Council for Scientific and Industrial Research), le FARA (Forum for Agricultural Research in Africa),le BNARI (Biotechnology and Nuclear Agricultural Research Insitute), l'OPRI (Oil Palm Research Insitute) et le CRI (Crops Research Institute). Le CIRAD qui est un des outils officiels de la Coopération Française en matière de recherche agronomique en milieu tropical, est également partenaire de ce projet de recherche.

Alors pourquoi avoir organisé aujourd'hui cet atelier international sur le jaunissement mortel du Cocotier.

  • Tout d'abord parce qu'il est important pour un programme scientifique de faire de temps en temps une pose pour faire un bilan des travaux conduits, de présenter et de discuter les méthodes et les résultats.
  • Deuxièmement, le Jaunissement Mortel est une maladie complexe pour laquelle après des d'années de recherche intensive sur les modalités de sa transmission et sur l'agent responsable de cette maladie, nous n'avons pas de certitudes, ni de résultants probants. Il est donc important de s'interroger sur ce qui a été fait et d'ouvrir cette discussion aux chercheurs qui dans d'autres régions du monde travaillent sur cette même problématique.
  • Troisièmement parce que la complexité des recherches concernant cette maladie milite pour une internationalisation et une coordination des moyens. Cet atelier dont la France apporte déjà un soutien financier et scientifique par les recherches conduites au Mexique, CaraÏbes, Tanzanie. Elle appuie également le réseau COGENT (Coconut Genetic) et elle met aussi à,disposition les infrastructures du CIRAD à Montpellier où sont accueillis des chercheurs, des thésards, et où sont effectués les analyses en biologie moléculaire.

C'est pourquoi j'ai souhaité que cet atelier puisse permettre aux chercheurs d'autres régions du monde de présenter leurs résultats, de les confronter dans le bon sens du terme à ceux obtenus par l'équipe scientifique du Ghana et que ce débat puisse émerger une mise en réseau de tout ce potentiel scientifique.

Cette internationalisation par la mise en place d'un véritable réseau scientifique est à mon avis une condition pour progresser sur la compréhension de la maladie et sur son combat.

Pour ma part cette mise en réseau est indispensable. Elle nécessitera de préciser les axes d'interventions, les méthodes, les sites d'intervention à privilégier. Elle impliquera une mise en commun des connaissances et des expertises. Il faut faire ce que isolément aucun pays ne peut le faire. Dans ce contexte, le FARA (Forum for Agricultural Research in Africa) dont est un des mandats est de favoriser les partenariats scientifiques en Afrique mais aussi entre l'Afrique et le monde peur jouer un rôle important de catalyseur.

La définition puis la mise en oeuvre effective d'un véritable programme international conduit en réseau permettra d'obtenir des contributions financières plus diverses, plus importantes. Dans ces conditions, la Coopération Française est prête à continuer de jouer un rôle. Je vous donne donc rendez vous pour les conclusions.

 

 

 F. Meyer (Amb. de France - Scac)
A-L. Guere (Amb. de France - Scac)
P.Courbet (Amb. de France - Scac)
J-C. Legoupil (Cirad - FARA)


Adresse    : CIRAD
c/o>French Embassy
po Box 187
Accra - Ghana

Téléphone : +233 24 737 812
Télécopie  : +226 50 30 76 17
Courriel    : jean-claude.legoupil@cirad.fr
 

 


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