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le sorgho sucré combine potentiel alimentaire et pouvoir énergétique
L'objectif général de ce projet est de contribuer à la définition d'une politique régionale dans le domaine de la Biomasse Energie afin de favoriser l'accès à l'énergie en milieu rural. Il s'agit d'une part de favoriser le développement de la biomasse énergie moderne dans des conditions durables, et d'autre part d'améliorer la biomasse traditionnelle en termes de durabilité et d'efficacité.
L'Objectif Spécifique du projet est d'Analyser le potentiel technique et économique de la biomasse en Afrique de l'Ouest comme source de production d'énergie renouvelable via :
Les résultats escomptés concernent :

le Sesame, plante traditionnellement utilisée en Afrique pour son huile et sa graine consommable


SN-CITEC, chaudière alimentée par des tiges de coton


Canne à sucre, SN Sosuco à Banfora
Les impacts peuvent varier énormément en fonction du type de biocarburants d'autant qu'ils couvrent un large éventail de pratiques agricoles et d'utilisations finales. Leur prise en compte en termes de politiques publiques nécessite de mieux comprendre ce qu'il est possible de faire en fonction des conditions spécifiques au sein du pays.
Ainsi, côté offre, la structuration d'une filière d'approvisionnement fiable, industrielle ou artisanale suppose la bonne compréhension des conditions locales de production (plantes, superficies, rendements ...) et des bénéfices pour le développement local.
Côté demande, la contribution de la bioénergie au développement passe par les activités génératrices de revenus permises par l'accès à l'énergie.
D'un côté comme de l'autre, les conditions de prix sont déterminantes. Or elles sont affectées par les dynamiques externes qui ne se cantonnent pas aux tensions sur les marchés énergétiques comme la spéculation sur les marchés agricoles.
Dans ce contexte de demande locale non exprimée sinon mal comprise, il est particulièrement pertinent d'identifier et analyser dans un premier temps les activités potentiellement stimulées par un meilleur accès à l'énergie en milieu rural.
Le 1/3 du PIB pour les 15 pays de l'Afrique de l'Ouest provient de l'agriculture et donc du monde rural où est concentrée la grande majorité de leurs populations. Cette agriculture est fondée sur des pratiques culturales extensives qui, du fait de la pression démographique, pèsent lourdement sur les écosystèmes et sont largement responsables de la dégradation du milieu que pourrait aggraver un recours massif aux biocarburants. La protection de l'environnement et le développement économique ouest-africain passe donc assez largement par l'intensification écologique de l'agriculture.
Quand la disponibilité en eau ne constitue pas le facteur limitant, les besoins ruraux pour le pompage sont de quelques kWh. Ce niveau de puissance permet de couvrir de nombreux besoins des communautés villageoises. Afin de pallier les difficultés d'accès aux marchés, mais aussi accroître la valeur ajoutée en milieu rural, la production devra être conditionnée. Le séchage ainsi que la mise en place d'une chaîne de froid, permettrait la conservation des produits agricoles pendant le transport vers les zones de consommation ou pour l'exportation.
Parmi les produits énergétiques issus de biomasse agricole, l'huile occupe une place de premier rang pour un développement rural porté par les activités génératrices de revenus. Qu'il s'agisse de coton ou de palmier, la filière huile est courte et la multiplicité des usages permet d'envisager des stratégies de substitution aux produits pétroliers importés.
Il s'agira en relation avec les actions déjà menées par le Programme régional Energie pour la Reduction de la Pauvreté (PREP) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) d'aller plus loin et d'identifier les besoins de production et de transformation des produits afin d'établir une typologie, dimensionner et caractériser les technologies mâtures en optimisant les systèmes plateforme, démontrer la faisabilité de l'utilisation de biocarburant (huiles végétales) dans les moteurs
Étant donnée la faible capacité d'encadrement au niveau doctorat dans l'UEMOA, le 2iE en collaboration avec de nombreuses universités africaines et européennes construit une école doctorale de statut international et à caractère interuniversitaire. Cette école doctorale ambitionne de créer à Ouagadougou une plateforme scientifique de haut niveau, ouverte sur le monde et attrayante pour des chercheurs seniors et juniors et des étudiants d'Afrique et d'ailleurs et par voie de conséquence de former en Afrique et pour l'Afrique les enseignants chercheurs et les cadres de demain. Il s'agira d'apporter un appui sous forme de soutien au étudiant doctorant et aux échanges de chercheurs et d'enseignants au niveau international dans le domaine de la biomasse énergie.
L'augmentation des prix des matières premières pourrait limiter la faisabilité de la mise en oeuvre des biocarburants au niveau de l'Afrique au profit des populations. Il semble que la mise en place de politiques co-construites et le ciblage des usages des biocarburants sur des applications de production sont de nature à créer de la richesse en milieu rural et à limiter ce risque. Il n'est pas exclu toutefois de recommander un recours limité aux biocarburants, si les externalités de ces filières se montraient trop négatives.
La réussite du projet ne se mesurera pas à la promotion des biocarburants, mais bien au développement de tous les éléments nécessaires à une prise de décision raisonnée dans un souci de développement durable. Ainsi, si les arguments développés par le projet conduisaient certains Etats de l'UEMOA à davantage étudier, voire à rejeter l'option biocarburant, cela pourrait être aussi considéré comme un indicateur de succès du projet. Il s'agit bien de dresser un tableau sans concession de la situation afin de donner aux législateurs le recul nécessaire à la prise de décision.
La durabilité est la raison d'être de ce projet, tant pour l'utilisation du bois-énergie que pour la production de biocarburants. L'implication de la Commission de l'UEMOA est une garantie de la pérennité de ce travail et de voir les résultats mis en oeuvre et discutés au plus haut niveau.
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| Philippe Girard (2IE/Cirad) |
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| Téléphone : | +226 50 49 28 00 | ||
| Télécopie : | +226 50 49 28 01 | ||
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