
















Elle a porté sur les différents usages des biocarburants.

renforcement des capacités
Cette table ronde a essayé d'analyser les avantages et les inconvénients d'utiliser des carburants issus de la biomasse soit pour le transport, soit pour la production d'électricité ou pour d'autres usages et dans quelle mesure la biomasse pouvait aider à améliorer les conditions de vie des populations rurales ainsi que le développement économique de l'ensemble du pays.
Il ressort des discussions que, les bénéfices directs pour les populations locales en termes de revenus, emplois et amélioration des conditions de vie doivent être privilégiés.
Il a été notamment recommandé :
La production à grande échelle qui est d'ores et déjà envisagée dans certain pays doit tenir compte des questions de foncier qui restent encore à résoudre dans de nombreux pays.
Aussi, les pays doivent ils élaborer leurs plans de développement des biocarburants en analysant le meilleur usage qu'ils peuvent en faire en prenant garde de ne pas calquer directement des schémas et des solutions mise en oeuvre dans d'autres zones aux conditions socioéconomique très différentes.

Moteur vapeur
Beneck 250 kWe
Elle a posé plus de questions qu'elle n'a apporté de réponses.
Elle a recommandé de mener des programmes de recherche agronomique en amont, la connaissance actuelle étant insuffisante pour une exploitation à grande échelle. Des expérimentations plein champ sont indispensables ainsi que des tests d'utilisation carburant des huiles de pourghère, en particulier pour les exploitations familiales et l'électrification rurale.
Un réseau africain sous l'égide des organisations régionales UEMOA et CEDEAO devrait être mis en place.

Moteur à huile végétale
Les bioénergies représentent à la fois :

Plantation d'eucalyptus
De points de vue initialement très tranchés, exprimant des inquiétudes fondées sur les hausses de prix et sur le fait que des terres pourraient être massivement mobilisées pour les biocarburants, les discussions ont rapidement progressé vers une caractérisation plus fine des différentes situations possibles.
Une analyse des relations entre la sécurité alimentaire et les bioénergies apparaissant nécessaire et urgente pour chaque pays et culture, au cas par cas, avant la mise en oeuvre de programmes sur le terrain. Des politiques et mesures de régulation entre ces deux enjeux doivent en découler. Il pourra être utile de tirer des leçons des expériences acquises pour les cultures vivrières et les cultures de rente, étant données les similitudes entre ces dernières et les cultures énergétiques.
L'évolution des discussions a également permis la prise de conscience des opportunités des biocarburants, y compris en matière de sécurité alimentaire. Enfin, les discussions ont aussi permis de prendre conscience de l'importante nécessité de moderniser et d'intensifier l'agriculture.
Elle a regroupé plusieurs représentants des Etats membres de la CEDEAO et de la Mauritanie. Lors des échanges il a été soulevé l'absence actuelle de textes relatifs aux cadres législatifs et de documents de politique en matière de biocarburants dans la majorité des états membres de la CEDEAO alors même que les initiatives privées d'investissement pour les biocarburants se multiplient déjà sur le terrain.
La principale recommandation exhortait les Etats présents ainsi que la CEDEAO et l'UEMOA à mettre en place dans les meilleurs délais des textes réglementaires et législatifs et à adopter des politiques en matière de biocarburants.
replaçait la notion d'équité énergétique dans la problématique des biocarburants en insistant sur le rôle central de l'agriculteur/producteur dans les solutions locales comme industrielles.
Comme lors d'autre table ronde, les opportunités offertes par les biocarburants de renforcer l'accès à l'énergie en zone rurale étaient mises en évidence et encouragées.
L'absence de représentants des agriculteurs à été également souligné.

Ensemble cogéneration Koblitz 9MW
Le rôle du secteur privé à été abordé dans la table ronde, après avoir constaté que de nombreuses initiatives existent déjà dans un certain nombre de pays, il fut rappelé que le partenariat public privé doit être en mesure de contribuer à la mise en place d'un environnement favorable du fait de l'intérêt réel du secteur privé pour le développement des biocarburants.
Cela impose au secteur public de définir un cadre institutionnel juridique et fiscal, qui permette de faire jouer la complémentarité des acteurs publics et privés sur les court, moyen et long termes afin de favoriser la réalisation des investissements nécessaires.
Ce partenariat doit contribuer à assurer le développement optimal des filières de production agricoles (ce qui passe par l'intensification), de la transformation et de la distribution et à favoriser la génération de revenus et la création d'emplois.
Il y est rappelé le rôle essentiel que le secteur privé doit jouer dans le renforcement des capacités et le transfert de technologie.
Il aété traité de la durabilité de la production et de l'utilisation des biocarburants notamment la difficile question de la standardisation et de la certification des projets vis-à-vis de leur éligibilité au MDP* ou de leur innocuité.
Dans la mesure où les recommandations des participants de cette table ronde privilégiaient également les applications locales de petites tailles, la certification des projets n'a pas été considérée comme applicable dans l'immédiat pour valider leur durabilité. La certification doit par contre être au centre des préoccupations des porteurs de projets dont la production est destinée à l'exportation.
Il était plutôt recommandé aux états africains d'appliquer et d'adapter leurs législations et les réglementations en vigueur.
L'exploitation d'autres types de biomasse comme les algues ou les carburants de seconde génération a également fait l'objet de discutions notamment en relation avec les questions d'accès aux terres et le règlement des conflits de titre foncier entre les communautés locales et les projets ndustriels. Des systèmes de certification permettant de mesurer et d'indiquer les performances environnementales des biocarburants pourraient contribuer à réduire les risques environnementaux associés à la production de biocarburants à grande échelle.

Divers produits
charbon densifié mali
A ce niveau, des positions initialement tranchées on été observées avec les "pour une certification obligatoire" afin d'éviter les catastrophes et "les contres une certification" qui mettaient en avant le surcoût insupportable d'une certaine certification au service des importateurs du Nord.
Les discussions ont également mise en évidence l'absence d'objectifs clairs en matière de biocarburants et en conséquence de critères de durabilité pour les pays africain. Ces systèmes de certifications sont effectivement couteux et pour être efficaces, nécessitent la participation de tous, producteurs, acheteurs, importateurs ainsi que la mise en place de référentiels solides et de dispositifs de contrôle.
Les besoins méthodologiques à la fois sur les évaluations de potentiel et sur les suivis d'impacts sont importants. Le constat que les avancées sur ces deux fronts sont interdépendantes, et se nourrissent des enseignements tirés des différentes expériences en cours à relancé l'intérêt d'appréhender ces questions à l'échelle régionale.
*MDP : Mécanisme pour un Développement Propre créé par le Protocole de Kyoto (entré en vigueur le 16 février 2005)
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